Les 10 aides que vous risquez d’oublier de demander en 2026

Chaque année, plus de 10 milliards d’euros d’aides sociales ne sont jamais réclamés en France. Le taux de non-recours atteint 50 % pour le minimum vieillesse. Voici les dispositifs que vous laissez peut-être filer, avec les montants 2026.
Un phénomène massif qui coûte cher aux retraités
Le non-recours aux prestations sociales est un fléau silencieux. Selon la DREES, 50 % des personnes éligibles au minimum vieillesse ne le réclament pas. Pour le RSA, c’est 34 %. Pour l’APA à domicile, entre 20 et 28 %.
Les raisons sont multiples : méconnaissance des dispositifs, complexité des démarches, peur du regard des autres ou crainte de la récupération sur succession.
- L’ASPA : jusqu’à 1 043,59 € par mois
L’allocation de solidarité aux personnes âgées est le dispositif le plus touché par le non-recours. En 2026, elle atteint 1 043,59 € par mois pour une personne seule et 1 620,18 € pour un couple.
Le frein principal : la récupération sur succession. Mais elle ne s’applique que si l’actif net dépasse 108 586 €. En dessous, vos héritiers ne rembourseront rien.
Demande : votre Carsat, MSA ou le CCAS de votre commune.
- L’APA à domicile : jamais récupérable
L’allocation personnalisée d’autonomie finance l’aide à domicile, le portage de repas, la téléassistance. Entre 20 et 28 % des bénéficiaires potentiels ne la réclament pas.
Elle n’est pas soumise à conditions de ressources pour y avoir droit et n’est jamais récupérable sur succession.
Demande : le conseil départemental de votre lieu de résidence.
- Le plan OSCAR des caisses de retraite
Votre caisse de retraite propose des aides même sans être en situation de dépendance : jusqu’à 80 heures d’aide-ménagère par an et un forfait prévention de 500 €.
Demande : votre Carsat, la MSA ou votre caisse complémentaire.
- La Complémentaire santé solidaire
La C2S permet d’accéder à une mutuelle gratuite ou à moins de 1 € par jour. Le taux de non-recours dépasse 30 %. Pour une personne seule, le plafond est de 10 166 € de revenus annuels (C2S gratuite) ou 13 724 € (avec participation).
Demande : sur Ameli.fr ou auprès de votre MSA.
- L’exonération de taxe foncière
Les retraités de 75 ans ou plus dont le revenu fiscal de référence ne dépasse pas 12 818 € (1 part) sont totalement exonérés. Les 65-75 ans peuvent bénéficier d’un abattement de 100 €.
L’exonération est automatique si vous remplissez les conditions.
- L’exonération de CSG sur la retraite
Les seuils ont été revalorisés de 1,8 % pour 2026. Exonération totale si votre RFR est inférieur à 12 817 € (1 part). Taux réduit (3,8 %) entre 12 817 € et 16 755 €.
Vérifiez votre avis d’imposition 2025 et comparez avec les seuils.
- Les aides au logement (APL, ALS)
Les aides au logement ne sont pas réservées aux jeunes. Elles peuvent réduire votre loyer ou vos frais d’hébergement en EHPAD. Revalorisées de 1,04 % en octobre 2025.
Demande : la CAF ou la MSA. Simulateur disponible sur caf.fr.
- MaPrimeAdapt’ : jusqu’à 22 000 €
Cette aide finance l’adaptation du logement : douche à l’italienne, monte-escalier, barres d’appui… Elle couvre 50 à 70 % des travaux selon vos revenus.
Conditions : avoir 70 ans ou plus, être en perte d’autonomie ou en situation de handicap.
Demande : maprimeadapt.gouv.fr ou l’ANAH.
- Le crédit d’impôt services à domicile
Même non imposable, vous pouvez bénéficier d’un crédit d’impôt de 50 % sur l’aide-ménagère, le jardinage, la téléassistance. Depuis 2022, l’avance immédiate permet de ne payer que 50 % de la facture.
Case 7DB de votre déclaration de revenus.
- Le programme Seniors en Vacances
L’ANCV propose des séjours tout compris à partir de 228 € pour 8 jours. Des aides de votre caisse de retraite peuvent réduire encore le reste à charge.
Inscription : ancv.com, rubrique « Seniors en Vacances », ou votre CCAS.
Comment vérifier tous vos droits
Le simulateur mesdroitssociaux.gouv.fr recense l’ensemble des prestations auxquelles vous pouvez prétendre. Vous pouvez également demander un « rendez-vous des droits » auprès de votre CAF, CCAS ou caisse de retraite.
Selon la DREES, 63 % des personnes ayant bénéficié d’un tel entretien accèdent à une prestation qu’elles ne percevaient pas.



La crise sanitaire, toujours présente, pèse lourdement sur le fonctionnement de notre association.